"Y en a un peu plus, j'vous l'mets quand même..."

30 mai 2021

Tire-toi vite Raphael, cours Raphael, cours !!

Nous prenons le deuxième café en début d'après-midi à la petite terrasse d'un petit troquet, de ces petits troquets dont on ne dit rien sinon qu'ils ont une table disponible, de ces petits troquets dont on ne se servirai vraiment pas pour un évènement particulier.

La rue est piétonne dans cette grande ville, la rue piétonne est calme l'ambiance est simple et bon enfant, nous sirotons avec plaisir notre café tandis qu' à deux tables de nous un homme est assis depuis un moment, seul et manifestement il attend quelqu'un et il n'est pas particulièrement décontracté, il n'a rien commandé, c'est important... il est tendu.

D'un coup elle arrive.

Il est impossible de ne pas la remarquer j'exagère, il est impossible de la remarquer pour un individu doué des sens de la vue, de l'ouie et de l'odorat, précisément.

Nous quitterons notre table dans le quart d'heure, toutefois et seulement en un peu plus de dix minutes nous constaterons et très facilement, sans aucun voyeurisme de notre part qu'il s'agit d'un premier rendez-vous entre Raphael et Pénélope qu'il a tout juste 40 ans "mais ne les fait vraiment pas, il est trop chou" Qu'elle va avoir 38 ans fin aout qu'elle a bossé dans le mannequinat et se débrouille pour l'instant, lui est informaticien.

Nous apprenons en même temps que Raphael que Pénélope à fait une fausse couche fin 2019 à cause d'un excès de sport "et puis tu comprends j'étais entre deux systèmes de contraception c'était une période compliquée"

Pénélope très belle femme,  parfum puissant elle est habillée d'une robe très légère avec un décolleté en V pointant jusqu'au plexus solaire, un petit gilet de maille noire artistiquement  jeté sur ses fragiles épaules, tout à fait surprise "qu'ils n'arrêtent pas de matter mes seins nus" le tout déclamé d'une très forte voix puisque l'ensemble de la terrasse pouvait profiter du son et du spectacle.

Raphael quand à lui était vêtu sobrement d'un physique absolument passe partout, il n'a pas du prononcer plus de deux ou trois phrases que nous n'avons bien naturellement pas entendu, ah oui... il a sorti maladroitement un cadeau pour Pénélope, un ours en peluche plutôt bas de gamme qu'elle a vite enfoui dans un sac...

Nous avons quitté la terrasse et nous avons pensé très fort : Tire-toi vite Raphael, cours Raphael, cours  !!

 

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15 mai 2021

Chose incroyable...

Ce midi nous avons invité nos enfants au restaurant.

Un restaurant c'est un lieu où tu peux t'installer autour d'une table, commander un plat ou un menu complet et une équipe de professionnels te prépare à manger pendant que, par exemple, tu dégustes un apéritif et puis un ou une serveuse t'apporte ce que tu lui as commandé en l'occurence pour nous ce midi, une portion de saumon rôti à l'ail des ours servi avec un rosti de pommes de terre et une salade verte.

L'ennui habituellement c'est que jadis, à la fin du repas dans un restaurant tu es plutôt navré d'aller payer, aujourd'hui chose incroyable, j'étais tout guilleret d'aller payer l'addition, j'ai même laissé un pourboire... Aller au restaurant, c'est bien.

 

Le tout en parfaite légalité, le restaurant a une dérogation pour servir à l'intérieur des clients, il faut simplement réserver observer les règles sanitaires du moment et inscrire sur un registre ces coordonnées en cas de contamination Covid.

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08 mai 2021

Ce soir je suis à Biscarosse et j'ai envie d'écrire...

Nous avons toujours bougé, beaucoup bougé et plutôt en décalage par rapport aux "autres" et là, on bouge.

Tout début de cette année une Dame importante dans l'ordre de la famille est décédée, un départ très brusque choquant dans la forme (c'est très con ce que je viens d'écrire parce que par rapport au décès cette semaine d'une jeune musulmane sous les coups de son mari à Mérignac, le décès de ma belle-maman est quasiment de la rigolade, quasiment)

Tout de même, belle-maman avait 90 ans et se portait comme un charme. 

Une belle Dame âgée qui faisait vachement gaffe à elle, d'ailleurs elle avait vu son (ses) médecin exactement trois jours avant son décès "vos examens médicaux sont exceptionnels, votre coeur est tout à fait impeccable" sauf qu'un soir elle a dit à son compagnon de 12 ans plus jeune "je crois que je vais mourir cette nuit" et elle est morte dans la nuit.

Et cet évènement familial, par exemple, nous fait bouger grave, vois-tu.

Nous sommes rentrès de la capitale hier soir et c'est la quatrième fois que nous y allons depuis le 14 janvier. A chaque fois que j'arrive à Paris ça me reprend grave (oui, j'ai écrit deux fois "grave" dans un même pauvre petit chapitre, ce n'est pas si grave) A chaque fois dis-ai-je, je me prends Paris en pleine gueule et je me dis que c'est une ville géniale... le spectacle est partout, mes yeux sont trop petits mon cerveau fume (je te promets que ce n'est pas difficile de le faire fumer) Et, à chaque fois deux, trois jours plus tard il faut qu'on se casse, vite mais vite tu vois... trop de bruit trop de monde (beaucoup) trop sale trop de rapidité trop de codes de barrières de caméras de grilles de biiip, de clés (beaucoup) trop de misère et trop de fric.

Aujourd'hui nous avons un (tout) petit appartement à Paris et nous nous sommes posés la question (trés) rapidement et sérieusement et si on venait habiter Paris ??? Résultat, Il n'en est pas question, c'est fini nous sommes trop vieux voilà dix ans la question nous l'aurions abordée différemment, fini aujourd'hui nous avons soif de tranquillité et de confort, Paris c'est fini.

Clairement nous tournons une page, voilà cinq années que nous sommes en retraite et bien évidemment la période "travail" n'est même plus un souvenir, clairement pour nous c'est un concept qui n'existe pas (je me demande très franchement s'il a existé un jour pour moi, d'ailleurs) alors voilà, il y a cinq ans nous avons pris notre retraite tous les deux ensemble et nous avons décidé d'emménager sur le bassin d'Arcachon et bien évidemment pas une seule heure nous avons regretté notre choix, le pari était peu risqué nous connaissant et il est carrèment gagnant, seulement voilà depuis plus d'un an on a envie de bouger, grave (oui, je sais)

Alors, on bouge.

Donc le  CC a des nouveaux pneus, j'ai fait monter un nouveau radar de recul, la vidange est faite alors on se tire. C'est à dire qu'on prend la route pour plusieurs semaines, probablement plusieurs mois. Aucun programme de route de défini à ce jour aucun, sinon que pour des raisons familiano/médicalo/personnelles nous devons/souhaitons passer dans notre commune à deux ou trois dates fixes.

Nous finançons ce voyage en louant notre maison, nous considérons donc notre CC comme notre annexe. Mardi ou mercredi direction les Pyrennées où nous allons embrasser notre plus jeune fils et sa jolie môme vivant en Ariège, on va traîner 8 à 10 jours là-bas, ensuite on voir des potes à La Rochelle on y traîne 5 à 6 jours et puis 2 ème vaccin anti Covid à côté de chez nous et puis ensuite...  ensuite à aujourd'hui je n'en sais foutre rien, on devait rentrer fin aoùt histoire de rentrer et puis probablement de repartir, peut-être !

Tu peux si tu le souhaites, nous suivre sur le "41 bis" je tenterai de donner des nouvelles de temps à autres ici et/ou ailleurs, chez toi peut-être... Vis bien.

 

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04 mai 2021

Entre parenthèses...

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Beaucoup plus que le texte "conventionnel", bien plus que l'histoire "officielle", meilleur que le propos entendu, lisse, éreinté ce sont les annotations, l'impertinence et le tac au tac qui m'intéresse en premier lieu. Nos villes regorgent de bons mots qu'il suffit d'apprécier à leur juste valeur. De remercier leur auteurs d'avoir pris le risque de déranger le/la pauvre coincé/ée du quotidien.

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18 avril 2021

Disons dans deux heures...

Mercredi midi déjeuner chez JL et Martine, surprise, une cinquième convive est présente quelqu'un que nous découvrons en fait, une collègue de l'atelier peinture de JL.

Louise, femme "entre deux âges" élégante est discréte pendant tout le repas un peu en retrait, on peut la comprendre nous sommes des intimes de Martine et JL nous percutons sur chaque sujet abordé, nous avons les mêmes codes nous rions facilement et puis elle est là en célibataire, Marc n'a pas pu se libérer... Louise se sent peut être exclue, peut-être.

Le repas s'éternise un peu, un café un deuxième café, un bon petit plat ainsi que les vins choisis ont certainement contribué à une certaine libération... "vous avez beaucoup de chance, et vous* ne le savez même pas" 

Louise dégaine cette phrase hors propos du moment, ça nous surprend et elle se lance nous expliquant qu'en fin de la semaine précédente elle avait viré Marc.

Louise pendant un long moment avec son parler vrai, assumant ses choix de vie nous a raconté sa quête de l'homme le tout émaillé de grandes séquences d'un humour vif et plutôt corrosif, on ne s'est pas ennuyés.

Un peu plus de 2 années d'inscription payante sur le même site de rencontre, ces critères de base : un homme plutôt grand surtout sans gros ventre, pas chauve pas barbu pas fumeur, libre bonne situation, sportif bricoleur, vif intérêt pour la culture. Elle précise qu'elle veut vivre en couple mais chez elle, pas question de déménager.

8 hommes ont partégé la vie de Louise au minimum 3 semaines, au maximum  4 mois et 10 jours.

Et là elle nous indique avec force détails quelques anecdotes qu'effectivement en tant que vieux couples nous ne connaissons pas vraiment. Les classiques le mec qui transmet des photos d'il y a au minimum 5 ans ou qui ne correspondent absolument pas à ses fameux critères, celui qui ne sait pas aligner trois phrases, le radin absolu, le type louche pas franc du collier, le goujat, celui qu'a tout bon mais qui ne lui plaît pas !

Puis vient le deux ou le troisième rendez-vous, l'essai du corps "je n'ai pas été très déçue" globalement  Louise nous dit que c'était pas mal du tout bon, il y a bien untel et untel où ce n'était pas possible, untel était pas mal mais non ! Avec Gérard jamais je n'avais connu ça vraiment, s'il n'avait pas été aussi désagréable dans certaines circonstances... "Marc je vais le regretter mais sexuellement pas autant que Gérard, non"

Un parcours du combattant la recherche d'un conjoint, mais il y a de bons côtés comme nous le répète Louise dans un grand éclat de rire, "bon, je dois être honnête en deux ans Michel m'a repeint le séjour et la cuisine, Jean-Marc m'a refait entièrement la salle de bains et Bernard m'entretient toujours mon jardin et la piscine"

Lorsqu'on s'est quittés Louise avait la ferme intention de changer de site de rencontre...

 

 

 

*Là, je suis en désaccord, je suis conscient d'avoir une chance formidable et pas que dans ma vie de couple.

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06 avril 2021

Mon papa, il a un vélo...

(le titre de ce billet est cité en référence à un sketch de fernand Raynaud que j'ai en tête depuis toujours)

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Un vélo n'est pas n'importe quel objet, je tiens à mon vélo c'est à dire que s'il fallait absolument choisir je préfèrerais qu'on me vole mon automobile plutôt que mon vélo, égarer mon ordinateur ça m'emmerderai mais perdre ma bicyclette serai peut être plus désagréable.

Une bicyclette est symbole de liberté, lorsque nous sommes arrivés sur le bassin ce fut immédiat achat de la maison et de deux bons vélos à assistance électrique, une évidence ! Chaque jour où il ne pleut pas j'utilise mon vélo, tellement plus simple que de garer la voiture, ici les pistes cyclables sont bien positionnées ici les mômes n'utilisent que peu de scooter, c'est vélo. Le choix du CC est le résultat d'un constat pouvoir embarquer les vélos dans la soute, comme d'autres utilisent une trotinette ou une one-weele.

Le tout premier vélo, mes premiers tours de pédalier et ma première chute sont gravés à tout jamais dans ma mémoire, ça fait mal ok, mais c'est bon je suis libre.

Sportivement je suis nul en vélo, jamais je n'ai été un grimpeur alors je descends de la selle et je pousse, peu importe je fais du vélo. La pratique du vélo est dangereuse... la vie est dangereuse ! Mon esprit divague à bicyclette comme en marchant, ce sont des allures, des prétextes à sourire à la vie, à saluer l'inconnu.

Un bon vélo est confortable, léger et silencieux. Un corps de femme délicatement posé sur une selle de bicyclette ça a vraiment beaucoup d'allure.

 

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24 mars 2021

7228...

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Les chiffres ne m'intéressent absolument pas. Les chiffres ne m'intéressent absolument pas à l'exception de quelques-uns.

Le chiffre 0 ne me semble particulièrement intéressant que lorsqu'il est précédé d'autres chiffres que le zéro et bien entendu, à condition que l'opération soit en ma faveur. C'est encore meilleur s'ils sont plus nombreux, les zéros...

Non, un chiffre qui a particulièrement de la gueule c'est le 17, le dix-sept est racé, j'aime écrire prononcer le chiffre dix-sept... même à écrire le 17 est élégant.

Le chiffre 9 m'est utile. D'aucuns utilisent le chiffre 7 avant d'éviter de dire une connerie, j'utilise le chiffre 9 lorsque je fais une mayonnaise par exemple, toujours x 9 le mouvement de la fourchette qui va me permettre de lier les divins éléments d'une mayonnaise réussie.

 

Ce dont je me fous vraiment c'est bien des chiffres, sauf des chiffres qui constituent mon nombre favori oui j'ai UN nombre favori ce, depuis juillet 1991.

Le 72  28 est mon nombre favori, ne me prononce pas ça façon "sept mille deux cent vingt huit" non, c'est soixante-douze  vingt-huit... toute autre interprétation est ridicule. Ce nombre de quatre chiffres est important pour moi depuis le début des années 90, à cette date et jusqu'à ma retraite, dans le catalogue de l'entreprise qui me salariait la référence de la machine la plus onéreuse portait le numéro 7228.

Chaque lundi et pendant 26 ans j'ai reçu la liste des ventes de la semaine précédente, la présence (trop) rare de cette référence signifiait le salaire du mois de livraison plus que correct, peut-être même s'il y avait plus de quatre ventes de 7228 dans l'année, une jolie prime annuelle (ou comment faire "son" chiffre)

Dans une année j'ai participé régulièrement à la vente de deux, trois machines 7228, Vendre donc quatre fois un 7228 était un peu exceptionnel et rémunérateur, vendre six fois dans une année un 7228 ne m'est arrivé que deux fois, là j'étais carrément reconnu, riche c'était Champagne... vois-tu si c'est con !

Pour quelle raison 7228, simple, soixante-douze centimètres = 28 pouces, la pièce maitresse de cette petite machine outils était une lame de 28 pouces pour certains pays et de 72 centimètres pour d'autres, dont la France. Le mois de mon départ de l'entreprise cette machine n'a plus été disponible au catalogue (aucun rapport de cause à effet, promis juré)

J'adore ce nombre il me suit depuis des décennies,  dans mon adresse mail de contact c'est évident, il y a 7228.

 

 

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20 mars 2021

Pleurent, les murs...

Nous sommes arrivés à la capitale hier en début de soirée, absolument pas pour faire un pied de nez à ce "merveilleux confinement qui n'en est pas un, mais le con qui va se faire prendre sans attestation 'tarrr ta gueule" non, simplement parce que nous avons à nous occuper d'un appartement désormais vacant... bref, on est là pour affaires et puis, pour à faire, pas vraiment la crise de franche rigolade.

Evidemment ce matin je déboule de l'appart' pour acheter quelques subsistances, histoire de subsister... samedi matin direct philippe Auguste, le marché, le premier l'arabe pas juste celui qui suit non, le premier l'arabe.

"1 Eulô, 1 Eulô 1 Eulô 1 Eulô, léz orang' du Mallloc 1 Eulô, Mâdam' uiii Mâdam' 1 Eulô 1 Eulô ... 1 Eulô 1 Eulô 1 Eulô"

Déjà, à 100 mètres tu les entends t'interpeller, c'est gai, eux ils sont vivants ils ont froid, ils en chient grave ils travaillent déjà depuis des heures déjà ils ont porté des centaines de kilos, et puis toutes ces senteurs ce tas impressionnant d'herbes fraîches, la menthe les différents persils, le thym le laurier... 1 Eulô 1 Eulô, uiii M'sieur 1 Eulô ! 

 

Un café vite avalé et puis je fais le tour du quartier juste histoire de me dégourdir les jambes, mes yeux sont accrochés partout, j'aime autant arriver dans Paris que d'en repartir.

 

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ici on résiste comme on peut...

 

 

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Là, je suis totalement d'accord, 'tain où est ma carte bancaire !

 

 

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ici c'est l'image qui me plaît, c'est tout.

 

 

Et puis là en rentrant, juste à l'entrée du père Lachaise, une manif' une putain de manif  oh "ils" étaient au moins, un bon 150 personnes... l'anniversaire de la commune dans l'absolue indifférence générale, un groupe de vieux briscards sous leurs banderoles rouges, "parti ouvrier" des tronches pas possibles de révolutionnaires façon début XXéme, des barbes à la jules Guesdes  (pas parce que c'est à la mode d'être barbu, hein) la casquette à la gavroche, le velours élimé... des convictions ou la foi, je ne sais pas.

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16 mars 2021

En quoi, la crise sanitaire actuelle a changé ta vie...

 

 

Nous arrivons sur le parking des orgues d'Ille sur Tet, curiosité géologique du département des Pyrennées Orientales, ce début du mois de mars est frileux une seule voiture la notre et alors que je gare la Citroên arrive un moto poussive, un vieux monocylindre Japonais monté par un monstrueux tas de sacs et par un petit bonhomme fourbu.

Pendant que les copains s'avancent sur le petit chemin de randonnée je m'attarde à la voiture, je n'y rien à y faire mais ma curiosité naturelle m'oblige à interroger Serge, et à lui demander ce qu'il faut là seul avec un  moto immatriculée dans le 28, poussièreuse, crasseuse...

"Oui je viens d'Alençon, je suis parti le 15 novembre..."

Et en 10 minutes le Serge me déballe sa vie : fin de trentaine, sa femme c'est tirée avec leur meilleure copine voilà un an, là-dessus arrive le Covid 19 serge ne fait ni une ni deux, il vend l'appart' achète une vieille moto et démarre ce qu'il a toujours eu en tête, faire la route pas le courage du vélo pas l'envie du fourgon ce sera la moto, pour vivre il propose de créer des sites internet, de gérer les référencements, de donner des conseils marketings... J'ai quitté Serge, le lendemain il basculait en Espagne.

 

/// - ///

 

Ce matin je déboule dans ma petite épicerie favorite à 2 kms de la maison, j'y vais pour acheter un chorizo absolument extra pour préparer une sauce accompagnant un dos de cabillaud, un délice. Mais, mais mais et re-mais quelque chose me chiffonne ne magasin n'est pas présenté comme d'habitude, j'entends du bruit dans l'arrière boutique "Alice... oh, Alice t'es là ?" 

Une jolie mignonne se présente à moi mais ce n'est pas du tout Alice... "Bonjour je remplace Alice, définitivement"

Et j'apprends qu'Alice a vendu sa boutique, précipitemment ! Pour faire un tour du monde et à la voile et nouvellement enceinte !

Alice, la trentaine une jolie fille ultra sympathique était commerçante depuis quelques années, mariée à un musicien travaillant dans l'immobilier un petit garçon de 5 ans, et ils pratiquaient la voile, enfin ils faisaient des ronds dans le bassin de temps en temps ils poussaient jusqu'à la Rochelle, jusqu'à la côte Basque et puis le Covid 19 les a pris de court, comme chacun d'entre nous, et dans leur tête ça a fait tilt, c'est maintenant ! Ils ont vendu la maison, le commerce, le mari a démissionné ils ont acheté un kech de 14 mètres et ont démarré leur deuxième enfant. Voilà c'est tout, ils ont largué les amarres mercredi dernier depuis le port de Sète.

J'adore ces histoires, ces rebonds, ces fous furieux, ces gens pas lisses...

 

 

 

 

 

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11 mars 2021

Yeaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaehiiip...

 

Ou plus sobrement, nous venons d'acquérir un Camping-Car.

 

2 ans que j'y réfléchis, 6 mois de recherche active (et passive*) 3 semaines d'un (petit) tour de France afin de visiter des concessions, 10 visites chez des particuliers, 2 heures/jour (minimum) à m'user les yeux et le peu de cerveau qu'il me reste sur internet, visionné quelques vidéos superbes d'autres (beaucoup plus nombreuses) à chier voire à donner l'envie de se pendre, des centaines d'annonces sur le Pas Mauvais Coin décryptées (je ferai un billet sur les annonces, et leurs quelques auteurs insupportables)

 

Petite définition personnelle du Camping-Car **

Le CC est un gros véhicule (donc une très chère boite à emmerdes, par définition)  indispensable afin de pouvoir bouger et prendre (toute) la route pour un jour, trois mois ou plus en emportant ce qui me semble indispensable, ou comment voyager sans sortir de chez soi (parce que nous adorons aller voir ce qu'il y a de l'autre côté du virage, alors que nous sommes casaniers) et surtout sans passer des heures à préparer un ouikend, réserver une chambre ou un gîte, manger au restaurant matin midi et soir, ou bouffer des sandouiches dans la voiture.

 

Inutile de te préciser qu'un CC ça coûte un max de pognon, normal c'est du loisir et le blé c'est fait pour circuler (sauf pour celles et ceux qui "obligés" ou par choix, y vivent à l'année et il y en a de plus en plus)

Nous avons choisi d'acheter un matériel d'occasion et à un particulier (à moins de 40 kms de la maison alors que nous avons prospecté sur 2/3 de notre belle nation) une occasion parce que le tarif, parce que confiance limite dans le commerce des concessionnaires, parce que le modèle qui nous botte est beaucoup plus confort et plus esthétique et plus costaud datant d'une petite dizaine d'années que les modèles qui brillent et sentent le neuf.

 

 

*et passive parce que j'en ai rêvé la nuit, et (très) mal dormi d'autres nuits.

** pour celles, pour ceux que ça intéresse, je peux vous communiquer le lien de mon blog CC, par message privé et pour celles, ceux qui commentent quand même un petit peu, et pas pour celles et ceux qui adoreraient commenter mais qui n'ont pas le temps, qui n'osent pas, qui ont piscine.

 

 

Posté par Bleck et Bleck à 18:56 - - Commentaires [16] - Permalien [#]